Cancer de la plèvre : deux traitements prometteurs issus du CHU de Lille

Le Professeur SCHERPEREEL, médecin et chercheur lillois, a présenté le 5 juin 2017 les résultats d’une étude nationale portant sur le cancer de la plèvre à Chicago durant un congrès mondial sur le cancer. Cette étude conduite sur 125 patients atteint d’une tumeur primitive de la plèvre présente des résultats encourageants.

De mars à août 2016 dans 21 centres en France, ces patients ont été traités pour un mésothéliome pleural malin (MPM). Après leur chimiothérapie en 1ère ou 2ème ligne, les patients ont bénéficié d’une immunothérapie. On retrouve deux protocoles : le nivolumab en monothérapie et le nivolumab en association avec l’ipilimumab. Les critères suivants ont été pris en compte dans leur évaluation : le taux de contrôle de la maladie, la toxicité, la survie sans progression, la survie globale, la qualité de vie…

Quelques chiffres sur l’étude :

  • Un taux de stabilisation à 12 semaines de 44,4% pour les patients traités par nivolumab. Concernant, les patients traités par nivolumab en association avec l’ipilimumab, le taux de stabilisation à 12 semaines était de 50%.
  • Concernant la diminution de la surface tumorale, le groupe de patients traité par nivolumab en monothérapie était de 18,5%, alors que pour les patients ayant reçu le traitement nivolumab en association avec l’ipimumab présentaient une diminution de la surface tumorale de 25,9%.
  • La médiane de survie globale était de 10,4 mois pour les patients du groupe traités par nivolumab en monothérapie. Celle du groupe traité par le nivolumab et l’ipilimumab n’a pas encore été atteinte, étant donné que 50% des patients étaient en vie au moment de l’analyse.
  • Pour les personnes traitées par nivolumab en monothérapie, la survie sans aggravation de la maladie était de 4 mois. Pour les patients recevant l’association de nivolumab et de l’ipilimumab, la survie sans aggravation s’élevait à 5,6 mois.
  • Concernant le profil de tolérance, la fréquence d’effets indésirables sévères était de 18% dans le groupe de traitement combiné nivolumab et ipilimumab et de 9,5% dans le groupe traité par nivolumab.

Ces données affirment donc de l’efficacité de ces deux traitements. Que ce soit par nivolumab ou par nivolumab associé à l’ipilimumab, ces deux traitements sont efficaces dans le traitement du mésothéliome. Ils représentent une réelle avancée thérapeutique en 2ème ou 3ème ligne de traitement concernant les patients atteints d’un mésothéliome pleural malin non opérable.

De plus, l’Intergroupe Francophone de Cancérologie Thoracique (IFCT) a promu cet essai clinique de phase 2 randomisé, non comparatif, multicentrique conduit par le Professeur Arnaud Scherpereel en tant qu’investigateur coordonnateur au titre du CHU de Lille.



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